Région de Hakone, Japon

La proximité de Hakone vis-à-vis de Tokyo, la beauté de ses paysages de lacs et de montagnes, aux pieds du Mont Fuji, et la présence d’auberges de qualité en font une escale de choix dans le cadre de votre voyage au Japon. Les foules s’y pressent toute l’année pour y déguster les fameux kurotamago …
Ces curieuses boules noires, vendues dans toutes les boutiques de Hakone, villégiature prisée des Tokyoïtes, à une heure de la capitale, sont des œufs (kurotamago signifiant « œuf noir ») cuits dans l’eau soufrée de la région, fameuse pour ses sources thermales aux émanations parfois pestilentielles !

Souvenir fréquent de la région de Hakone, ces œufs sont meilleurs consommés sur place, comme à Hakone-machi, près du musée du poste-frontière. Assis sur un banc, face au lac irisé, vous aurez peut-être la chance d’apercevoir le capricieux Mont Fuji. Ne vous fiez pas à l’aspect peu engageant de cet œuf, son goût est finalement assez doux. La légende dit que consommer cet œuf rallonge votre espérance de vie alors allez-y !

Comme tout au Japon, les kurotamago ont aussi droit à leur packaging « kawai » et leur personnification.

Barrette d’oeufs à emporter
Dans cette zone escarpée, vous emprunterez un petit train de montagne, pittoresque au possible. Si vous avez le vertige, mieux vaut ne pas toujours regarder au dehors, les précipices étant nombreux. Si vous y êtes un jour de grande chaleur lors de votre ascension, n’hésitez pas à vous arrêter dans le petit village-étape de Miyanoshita. Allez jusqu’au jardin public, à flanc de montagne. Là-bas, pour vous désaltérer, vous n’aurez qu’à vous servir dans un grand bac rempli de limonade Ramune, la plus célèbre du Japon. Pas de vendeur, pas de caisse, juste un tronc, où les Japonais bienveillants n’hésitent pas à une seconde à régler leur achat. Amis malhonnêtes s’abstenir ! De quoi faire une pause sucrée, dans un calme bucolique, face à la nature.

Adresse : Hakone, Ashigarashimo District, Préfecture de Kanagawa, Japon
Budget : 5000 yens environ la journée d’excursion tout compris depuis Tokyo

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Ameyoko Arcade, quartier de Ueno – Tokyo, Japon

Baladez-vous dans les méandres des rues commerçantes d’Ameyoko Arcade à Tokyo, au goût de l’immédiat après-guerre … Ameyoko Arcade, niché près de la gare de Ueno à Tokyo, fut en effet un des premiers quartiers à renaître de ses cendres au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, grandement aidé par le dynamisme du marché noir. Presque cachées sous la ligne de métro aérien, ces petites ruelles populeuses sont le terrain de chasse préféré des amateurs d cuisine populaire et de bonnes affaires en tout genre. Parfait pour quelques souvenirs peu onéreux à ramener en France, ainsi que pour s’offrir une petite fringale !

Pénétrez dans ses nombreux supermarchés alimentaires vendant presque en gros toutes sortes de victuailles, endroit révé pour acheter des o-senbei, ces galettes de riz nappées de sauces soja, parfaites pour une petite collation salée, ou des petits gâteaux à la pâte de haricots rouges ou aux marrons, qui donneront une touche japonisante à vos goûters français. 

 O-senbei, galettes de riz croustillantes, si fragiles à ramener en France mais tellement bonnes !
Vous y trouverez également d’autres snacks japonais, comme les coquilles st jacques séchées, à mastiquer (très longuement !) accompagnées d’une bière bien fraiche, et plein de condiments, comme les furikake, sortes d’épices en poudre pour le riz, parfait pour affoler votre bol de riz classique. Vous pouvez en trouver de toutes sortes : paillettes d’algues, omelette séchée, prune séchée en poudre, shiso rouge en poudre,œufs de poisson volant tobiko … ou sésame noir ou blond pour les moins aventuriers. Le tout pour moins d’un euro le sachet !

Une fois arrivé dans Ameyoko Arcade, vous ne pourrez pas échapper aux odeurs alléchantes des stands de takoyaki, ces petites boulettes au poulpe, ni à la rengaine sonore des vendeurs de rues vantant les mérites de leurs algues et de leurs poissons !  

 Mes takoyaki, recouvertes de mayonnaise et de katsu boshi (des flocons de bonite séchée)
Par temps chaud, une brochette de fruits (melon ou ananas) vous fera le plus grand bien.
Adresse : Ameyoko Arcade, quartier de Ueno au nord-ouest de Tokyo
Budget : manger sur le pouce pour 5€

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Shinshou, restaurant japonais – Tokyo, Japon

Au Japon, lorsque la fin vous tiraille mais que vous ne savez où aller pour déjeuner, dîner ou déguster une part de gâteau, vous aurez toujours un pratique et raisonnable plan B : les restaurants des grands magasins. Bien loin de ce que peuvent proposer les établissements français (piège à touristes hors de prix), ces restaurants japonais sont visités par des Tokyoïtes bien au fait de leur bon rapport qualité/prix. En effet, un ou plusieurs étages, souvent situés au sommet des ces bâtiments énormes, est consacré à une des passions japonaises : manger ! 
Alors que nous nous baladions dans le quartier ultra-animé de Shinjuku à Tokyo, et que nous n’arrivions pas à nous décider sur le restaurant, nous avons levé nos yeux et aperçu le panneau lumineux du grand magasin LUMINE EST. Ni une, ni deux, nous nous engouffrions dans l’ascenseur direction le 7ème étage. Une mer de restaurants japonais, coréens, chinois, américains, français, italiens … s’étalait devant nous !
Nous avons choisi Shinshou, un restaurant de tempura (friture) et des nouilles de sarrasin soba.

Shinshou

Entrée du Shinshou
Restaurant vu depuis le couloir. Ils ont réellement recréé une ambiance propre à chaque restaurant, où on n’aperçoit que difficilement les convives, qui peuvent profiter de leur repas en bonne intimité.

Umeshou de Wakayama, mon préféré. 

Pour ceux qui l’auraient oublié, l’umeshou est un vin de prune, modérément alcoolisé (entre 10 et 15°), réalisé à base de prunes japonaises cueillies avant maturité. Ces prunes sont alors mélangées à du shochou (alcool blanc distillé) et à du sucre (et du miel parfois). Selon les régions d’origine, l’umeshou peut être sec et presque amer, à très sucré, comme celui de la région de Wakayama. Personnellement, je l’aime « rokku » (on the rocks) mais beaucoup l’aiment dilué avec du tonic ou du soda.

Premier menu : un grand plat de soba (nouilles de sarrasin servies froides) à tremper dans une sauce tsuru (une sorte de sauce soja légère, dans laquelle on mélange du radis blanc râpé), accompagné de pickles, et de tempura. Ces dernières sont exemplaires de légèreté : une énorme gambas, ferme sous la dent, à la chair bien brillante, okra, aubergines, potiron japonais …

Deuxième menu : une petite assiette de soba, et un oyako-don (littéralement « parents et enfants sur un bol de riz), un mélange de poulet et d’omelette posé sur un grand bol de riz.
Troisième menu (le mien) : bol de soba au tororo (de la chair d’igname crue en bouillie, à la consistance visqueuse que j’adore!), et un assortiment de tempura de légumes et de fruits de mer sur un bol de riz, ainsi qu’un petit dessert : du warabi mochi.

Le Warabi-mochi est un dessert typiquement japonais que j’affectionne tout particulièrement. C’est une pâte gélifiée au goût neutre (à base de fécule de fougères warabi), enrobée de kinako (de la poudre de soja grillée) et recouverte de kuromitsu (une sorte de mélasse).

Adresse : Restaurant Shinshou, 7ème étage de LUMINE EST, 〒247-0056 神奈川県鎌倉市大船1-4-1
Budget : environ 1500 yens par personne sans boissons alcoolisées (16€)


Sushizanmai, restaurant japonais – Tokyo, Japon

3 ans d’attente pour revenir enfin dans ce restaurant! Nous avions un souvenir marquant de Sushizanmai, un grand restaurant de sushis et de poissons dans le quartier de Yurakucho. J’ai toujours aimé ce quartier populaire, presque coincé dans le temps, entre le calme assourdissant du jardin du Palais Impérial et la vie frénétique du quartier chic de Ginza. Sous la voie de métro aérien, pas d’espaces perdus en vain. Chaque arcade accueille un restaurant. Sous les vibrations perpétuelles des rames, vous y trouverez de tous : des gargotes enfumées, où le toit incliné vous oblige à manger la tête penchée, des bars à bières de style bavarois, des restaurants de grillades … et Sushizanmai. 
Sushizanmai est justement coincé sous les voies, à un angle, et est facilement reconnaissable grâce à sa statue de thon géante au-dessus de la porte d’entrée. Passé la porte, n’ayez pas peur des puissants « Irrashaaaaaaaaï » (« Bienvenue ») émanant des employés du restaurant ! Nous voulions absolument y retourner pour notre dernier repas tokyoïte et déguster cette salade qui avait hanté l’esprit de ma mère ! Et cette sauce …aaah cette sauce … Nous ne nous en sommes pas privées !
Énorme poisson à l’entrée

Grande salade fraîcheur de sashimi de thon, de saumon, de seiche, de chair de crabe et d’œufs de saumon, avec une sauce ponkan (sauce vinaigrette au yuzu)

Sushi saumon, thon albacore, unagi, crevettes (ebi), temaki
Sushi ciboulette, sardine, saumon, tentacule de seiche
Asari no sake – Clams au saké. 
Je n’ai pas pu m’empêcher de boire le bouillon jusqu’à la dernière goutte.
Pour trouver une recette, c’est par ici. 

Chawanmushi – une sorte de flan aux fruits de mer, servi brûlant et fondant et si doux au palais !

 

Le comptoir des sushiman, qui étaient 5 à s’affairer. 

Salle
Adresse : Sushizanmai, 東京都千代田区有楽町2丁目1-3
Budget : environ 2000 yens (20€)

Amataro, restaurant japonais – Tokyo, Japon

Lors d’un voyage au Japon, il peut paraître difficile de choisir un restaurant, pour plusieurs raisons. Premièrement, les Occidents parlent très peu japonais : difficile de déchiffrer les signes japonais, et donc ne serait-ce que de comprendre le type de cuisine servi. Ensuite, de nombreux restaurants de qualité sont situés en sous-sol ou au 2ème, 3ème, 4ème étage (ou plus!). Comment faire confiance aux innombrables rabatteurs, qui ne manqueront pas de vous aborder avec leurs menus anglophones et leurs grands sourires ? 
Une solution : suivez vos guides (Lonely Planet, le Routard) ou renseignez-vous à votre hôtel sur les grandes chaînes de restaurants qui ne failliront jamais à leur devoir de vous faire tomber amoureux de la cuisine japonaise de « bistrot ». Amataro fait partie de celles-ci. Très connue, nous avons été dans leur antenne de Shibuya, un quartier très vivant, où les néons recréent le jour et où le flux des passants ne semble jamais tarir.

Repérez le paillasson rouge « Amataro » depuis la rue ! Une rabatteuse est également présente pour vous diriger vers l’entrée.

Dans les izakaya, sont très souvent servis des petites entrées, avant toute commande, qui vous seront facturées par la suite. Ici, un grand classique japonais : la potato salada, à base de pommes de terre, de carottes, de concombre, d’oignons, d’un œuf et de mayonnaise japonaise, et parfois de jambon, comme ici. Moi qui déteste la piémontaise, je fonds littéralement pour celle-ci. (cf très bonne recette de la blogueuse japonaise Makiko Itoh).

La sainte pinte, que tout japonais ne saurait ne pas commander dès son arrivée. Les brasseurs les plus connus sont Asahi, Kirin et Sapporo.

Sorte de sushi « maison » : une feuille d’algue nori, du riz, du saumon et des œufs de saumon et hop dans la bouche.

Sashimi et gyoza, des raviolis japonais, qui arrivent grésillants dans leur plat de fonte brulante. 

Un plat de hokke grillé : une sorte de gros maquereau, tendre à souhait. J’ai été très surprise de déguster une chair très facile à manger, pas du tout sèche. Arrosé d’un trait de citron, ce poisson m’a réellement retournée !
Hiya yakko tofu : du tofu souple, servi froid, avec du katsuo bushi (de la bonite séchée puis râpée), du gingembre râpé, de la ciboulette et un trait de sauce soja.

Mon petit plaisir : un ochazuke. Dans un bol, placez du riz, du saumon grillé, des paillettes d’algue nori, des graines de sésame, de la ciboule et versez par dessus du thé vert bien chaud.


La salle, haute et sombre, de Amataro. Attention, cet izakaya peut être très bruyant le week-end, les grandes tables étant prises d’assaut par des groupes d’amis.

Adresse : Amataro, 東京都渋谷区宇田川町33−1
Budget : 3000 yens avec une pinte de bière (environ 30€)