Exposition DAIMYO au Musée Guimet

IMG_0432.JPG

Que vous soyez ou non connaisseur de la culture japonaise, cette exposition ne manquera pas de vous intéresser ! Qui n’a jamais rêvé de contempler de près ces fameuses armures de samourai ? Des ensembles de laque et d’acier inoffensifs, et qui pourtant, des centaines d’années après, ne manquent pas de nous glacer le sang, quand on tente de plonger notre regard dans ce trou béant où on imagine le visage intransigeant d’un chef de guerre ?

Le Musée Guimet organise à ce sujet une très belle exposition sur les Daimyo, ces seigneurs régionaux à la tête des clans entre le 12ème et le 19ème siècle. Une exposition unique et répartie en trois espaces : la première partie est logée à l’Hôtel d’Heidelbach, annexe du Musée Guimet, la seconde partie au sein du Musée Guimet proprement dit, et la troisième au Palais de Tokyo. Bien que les trois bâtiments soient tout proches, prévoyez tout de même 2 bonnes heures pour tout voir !

Rendons visite à ces Daimyo !

Lire la suite

Publicités

Les jeux-vidéos et le Japon : les débuts

21912946_10155412365145860_31969919_n

Septembre n’est pas seulement le mois de mon anniversaire, mais c’est également la réouverture de la Maison de la culture du Japon à Paris (Coïncidence ? Je ne pense pas).

Direction le quai Branly pour une première conférence de rentrée sur les jeunes années des jeux vidéo japonais. Peu portée sur la chose, moi qui n’avait jamais eu qu’une Gameboy avec un seul jeu (Mario, forcément), je me disais que l’historynerd en moi ne pouvait passer à côté de la success story japonaise en la matière.

Cette conférence fait partie d’un cycle consacré aux jeux vidéos japonais et s’est focalisée sur l’émergence des grands acteurs des jeux vidéos, juste après la guerre qui avait laissé le pays exsangue.

Lire la suite

Maison Wa : exposition et vente d’artisanat japonais à Paris

wa-boutique

Connaissez-vous Maison WA ? Cet espace d’exposition et de vente d’artisanat japonais, situé au cœur du quartier Ste Anne de Paris, le Little Tokyo français, est surtout l’endroit idéal pour découvrir et s’offrir le meilleur du design japonais, traditionnel ou résolument contemporain. Céramique, laque, coutellerie… Les produits exposés varient régulièrement.

Invitée en septembre à découvrir quelques pièces exposées, il était enfin temps de mettre en lumière cet endroit unique à Paris ! Lire la suite

Osechi ryōri – plats traditionnels japonais du Nouvel An

 Osechi ryori Cuisine Japonaise du Nouvel An

A quelques semaines de Noël, tout le monde s’agite pour savoir quelle bûche placer sur la table du Réveillon… Au Japon, cela fait déjà des mois qu’ils ont défini le menu ! Au cours de notre voyage au Japon, en octobre, les rayons traiteur des grands magasins présentaient déjà en grande pompe les fameux menus de type osechi ryōri, cette cuisine traditionnelle servie au Nouvel An. Lire la suite

Cuisine bouddhiste (shōjin), Eko-in – Mont Koya, province de Wakayama, Japon

Au Japon, comme dans beaucoup de pays d’Asie, la religion bouddhiste a laissé une trace durable dans la cuisine traditionnelle, dans ses règles et ses interdits. Prescrivant l’atteinte à la vie et à la l’exploitation animale, la pratique du bouddhisme a donné naissance à une tradition culinaire bien spécifique : la cuisine shôjin (shôjin ryori – cuisine de la dévotion). Les moines, ne pouvant donc pas user de viande, de poissons ni d’œufs ou de produits laitiers, se sont évertués à créer un style culinaire propre et original, usant du meilleur de la nature et des différents procédés à leur disposition. Le meilleur endroit pour goûter à cette cuisine hautement spirituelle est de visiter et dormir dans un temple bouddhiste, que l’on compte par centaines dans le pays. Les plus beaux, les plus sacrés aussi, sont situés sur le Mont Koya, à la fois lieu de pèlerinage et lieu de sépultures pour des milliers d’inconnus comme des grands personnages de l’histoire du Japon, grands seigneurs de la periode Sengoku ou de l’ère Edo. Ces temples sont ouverts aux étrangers, même non bouddhistes, du moment qu’ils observent les règles de vie des moines : repas exclusivement végétarien et prière obligatoire à 6h du matin. J’ai eu l’occasion de visiter par deux fois cette région passionnante, pour le plaisir des papilles comme de l’esprit. Vivez avec moi cette expérience unique en son genre …

Mon choix s’est porté sur le temple Eko-in, un des plus beaux et accueillants du village. Les prêtres, souvent issus d’un clergé séculier, venus ici pour une retraite d’un an avec femme et enfants, y parlent un peu anglais, ce qui est très pratique pour en apprendre un peu plus sur leurs vies et leurs engagements.
Mais passons vite à table car c’est ce qui nous intéresse ici ! 
Le diner, servi tôt, aux alentours de 19h, vous sera soit servi en chambre, soit dans une pièce de réception (ce fut notre cas). A genoux ou en tailleur pour les plus paresseuses d’entre nous, devant des petites tables basses individuelles, laquées rouge, nous nous sommes retrouvées dans un salon magnifique, aux panneaux coulissants ornés de grands caractères japonais, au tokonoma (sorte d’alcôve) magnifique, arborant un précieux kakemono calligraphié et un vase délicat. 
Dans l’assiette, ou plutôt les assiettes, les grands classiques de la cuisine shôjin ! 

Premier plateau : du gomadofu (du tofu de sésame, tendre et râpeux sous la langue), des pousses de soja cuites au bouillon, des pickles, des algues, du konnyaku, du radis daikon, de la soupe claire au dashi végétarien (c’est-à-dire sans katsuoboshi, copeaux de bonite séchée habituellement utilisés pour la soupe miso).
 
Deuxième plateau : des oden, sorte de pot-au-feu (en bas à gauche, au pâté de poissons, de tofu et de Koya tofu)

Attardons nous un peu sur ce dernier. Les moines du Koya-san, soumis à des climats hivernaux extrêmement rudes, ont contourné le manque approvisionnements qui en découlait en préparant le tofu de manière originale. Une fois coupé, le tofu était placé à l’extérieur jusqu’à ce qu’il se congèle. Le tofu était alors rentré, décongelé et préssé, avant d’être séché. Il pouvait alors être conservé très longtemps. Une fois réhydraté, ce tofu a la particularité d’être très spongieux et d’apporter un peu de « mâche » au repas.

Nous avons également pu déguster des nouilles de blé froides, accompagnées de tsuyu, une sauce soja légère, des tempura de légumes accompagné de sel, et deux tranches d’oranges en guise de dessert.

Qui dit cuisine végétarienne au diner implique également le même régime alimentaire au petit déjeuner, au grand dam de mes complices de voyages : du Koya tofu (vous savez maintenant ce que c’est!) aux pois, servi dans un bouillon, des sortes d’épinards blanchis, du riz blanc accompagné de feuilles de nori, des pickles et une soupe claire.

Adresse : Temple Eko-In, Koya, Ito District, Préfecture de Wakayama 648-0211, Japon
Pour réserver un autre temple à Koya-san, rien de plus facile !
Budget : 12 000 yens par personne, demie-pension incluse


var _gaq = _gaq || []; _gaq.push([‘_setAccount’, ‘UA-30550414-1’]); _gaq.push([‘_trackPageview’]); (function() { var ga = document.createElement(‘script’); ga.type = ‘text/javascript’; ga.async = true; ga.src = (‘https:’ == document.location.protocol ? ‘https://ssl’ : ‘http://www’) + ‘.google-analytics.com/ga.js’; var s = document.getElementsByTagName(‘script’)[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })();