Exposition Yu-Ichi INOUE, la calligraphie libérée

Peut-être avez-vous vu des affiches parlant de « Japonismes 2018 » ? En effet, nous célébrons cette année les 160 ans de relations diplomatiques entre la France et le Japon. A cette occasion, de nombreux événements et expositions ont lieu (ou auront lieu) jusqu’à la fin de l’année. Parmi ceux-là, ne manquez pas l’exposition « Yu-ichi Inoué, la calligraphie libérée«  ! Outre son intérêt, le ticket de cette exposition (de 5€) vous donnera aussi accès à l’exposition « Fukami, une plongée dans l’esthétique japonaise«  à l’Hôtel Salomon de Rothschild, qui mérite non seulement le détour, mais d’y passer deux heures, tellement les œuvres présentées sont riches et profondes. Pour plus de détails sur l’exposition Fukami, parcourez ici l’article dédié.

Mais revenons à Yu-ichi Inoue, un des calligraphes modernes ayant le plus marqué l’art japonais. Yu-ichi INOUE (1916-1985) est un artiste majeur de l’avant-garde d’après-guerre : le traumatisme du conflit mondial, l’évolution de la société japonaise vers la consommation de masse et le tout-économique, ses préoccupations individuelles face à l’âge et la maladie… Le travail de Yu-ichi utilise un art ancestral, au service de ses engagements, avec une sobriété monochrome extrêmement puissante. Il n’est pas étonnant qu’il ait été proche d’artistes français comme Pierre Soulages. Avec Yu-ichi Inoue, les caractères chinois, comme les hiragana japonais, se transforment, prennent vie, vivent et dansent sur le papier, et hypnotisent le visiteur. Parfois telles des flammes folles, indomptables dont on sent l’envie de déborder du cadre, mais également tel un cours d’eau sombre, recelant bien des secrets… Lire la suite

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Exposition Fukami, une plongée dans l’esthétique japonaise

Après avoir visité (ou avant) l’exposition « Yu-ichi INOUE, la calligraphie libérée » à la Maison de la Culture du Japon, ne manquez pas l’exposition « Fukami, une plongée dans l’esthétique japonaise » à l’Hotel Salomon de Rothschild (Paris). En effet, le billet d’entrée est combiné ! Ces deux expositions font partie du vaste programme « Japonismes 2018 », qui célèbre les 160 ans de relations diplomatiques entre la France et le Japon. A cette occasion, de nombreux événements et expositions ont lieu (ou auront lieu) jusqu’à la fin de l’année. « Fukami » permet de découvrir ce qui fait le particularisme de l’esthétique japonaise, souvent faite « d’éléments antagonistes distincts, tels le calme et le mouvement, le masculin et le féminin, la forme et le chaos, la tradition et la modernité » selon les mots de Yuko HASEGAWA, directrice artistique du Musée d’Art contemporain de Tokyo et commissaire de l’exposition. Et le tout en couvrant 10 000 ans d’histoire de l’art, des poteries primitives de la période Jômon aux installations contemporaines. Cette exposition a pour but de promouvoir le vivre-ensemble et la cohabitation du passé et du présent, en harmonie.

Je tiens à noter que le livret accompagnant l’exposition est extrêmement bien fait, et nous renseigne très précisément sur les choix qui ont été pris tout au long de votre parcours ! Nul besoin d’être expert en culture japonaise pour apprécier ainsi « Fukami » : juste d’être à l’écoute et curieux.

C’est parti pour la visite, avec une sélection d’images parmi la centaine d’œuvres exposées !

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Les céramistes Laetitia Pineda et Emmanuel Alexis et le Japon

Quand des céramistes d’exception exposent pile poil dans le village de mes vacances, c’est ce qu’on appelle avoir beaucoup de chance ! En mai, Laetitia Pineda et Emmanuel Alexis, partenaires dans la vie comme dans l’argile, ont présenté à Lectoure dans le Gers une sélection de bols à thé et de théières, en plein air, dans un jardin privé aux pivoines flamboyantes.

Établis en Dordogne dans le village de Loubéjac, leur lieu de création répond au doux nom de Loustalou. C’est là bas qu’ils entretiennent le feu de leur amour inconditionnel pour la céramique, dans une région au sol riche en argile. Récoltant eux-mêmes cette matière première aux alentours, ainsi que le bois nécessaire, ils évoluent au cœur de la nature.

Le Japon, ses traditions et ses valeurs, sont pour eux une source d’inspiration, sans avoir la contrainte de devoir respecter à la lettre les codes nippons en vigueur, sans être brimés dans leur liberté créative. Ils ont gentiment accepté de partager en quoi le Japon rythmait leurs journées et leur travail…

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Roman « Le Restaurant de l’amour retrouvé », OWAGA Ito.

Ogawa Ito - le Restaurant de l'amour retrouvé

« Le restaurant de l’amour retrouvé » est un roman dont on se délecte d’une traite, telle une faim de nuit irrésistible. Vous ne vous arrêterez quand terminant la dernière page, certainement en pleurs comme moi. De joie, de tristesse, de soulagement… A vous de le découvrir ! Lire la suite

Exposition DAIMYO au Musée Guimet

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Que vous soyez ou non connaisseur de la culture japonaise, cette exposition ne manquera pas de vous intéresser ! Qui n’a jamais rêvé de contempler de près ces fameuses armures de samourai ? Des ensembles de laque et d’acier inoffensifs, et qui pourtant, des centaines d’années après, ne manquent pas de nous glacer le sang, quand on tente de plonger notre regard dans ce trou béant où on imagine le visage intransigeant d’un chef de guerre ?

Le Musée Guimet organise à ce sujet une très belle exposition sur les Daimyo, ces seigneurs régionaux à la tête des clans entre le 12ème et le 19ème siècle. Une exposition unique et répartie en trois espaces : la première partie est logée à l’Hôtel d’Heidelbach, annexe du Musée Guimet, la seconde partie au sein du Musée Guimet proprement dit, et la troisième au Palais de Tokyo. Bien que les trois bâtiments soient tout proches, prévoyez tout de même 2 bonnes heures pour tout voir !

Rendons visite à ces Daimyo !

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