Gyoza Bar, restaurant japonais – Paris, France

Bien que le Gyoza Bar à Paris ne soit plus forcément une actu « chaude », il n’est jamais trop tard pour recommander les bonnes adresses de la capitale. Direction donc le Gyoza Bar, restaurant japonais comme son nom l’indique, caché dans l’ombre du Passage des Panoramas, dans le 2ème arrondissement de Paris. Au menu, un plat unique : le gyoza, petit ravioli japonais, originaire de Chine, et amélioré par nos amis du Pays du Soleil Levant. Passons à table, itadakimasu ! 
Gyoza Bar, Paris 2ème

Cuit à la vapeur, puis grillé, collé à ses petits congénères, le gyoza est constitué d’un disque de pâte de farine de riz, fourré à la viande de porc hachée assaisonnée de ciboule émincée. A la fois croustillant et fondant, délicieux une fois délicatement trempé dans la sauce soja qu’il l’accompagne, le gyoza est vite devenu la coqueluche des Parisiens. Pour avoir pu les comparer avec les originaux japonais, servis dans les izakaya (sorte de bistrots), ces raviolis japonais sont délicieux et authentiques. En même temps, normal le personnel du Gyoza Bar est nippon !
Entrée du Gyoza Bar, Paris 2èmeComptoir du Gyoza Bar, Paris 2ème

Une fois entré, vous tombez directement sur un grand et beau comptoir en bois clair, autour duquel s’assoit la vingtaine de clients. Et au centre, dans un volute de fumées de vapeur et de grill, les gyozas qui vous aguichent de leur odeur entêtante (attention, il se peut que vous sentiez le graillon en sortant). Une petite mise en bouche vous attend : de croquantes petites pousses de soja bien assaisonnées. Quoi de mieux pour accompagner les gyozas, plat populaire des cuisines japonaises, qu’une petite bière locale ? Ici Kirin, le second brasseur japonais.
Comptoir du Gyoza Bar, Paris 2èmeGyoza et bière - Gyoza Bar, Paris 2ème

Attention, la rançon du succès est là : les places étant très limitées, il est devenu très difficile d’obtenir une table. Le restaurant ne prenant pas les réservations, il vous faudra vous armer de patience et faire la queue, parfois longtemps (nous 30 min).

Adresse : 56, passage des Panoramas, 75002 PARIS
Contact : 01 44 82 00 62
Budget : une quinzaine d’euros

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Iroha Karuta, restaurant japonais – Kiyamachi dôri, Kyoto, Japon

Bon plan pour un diner en plein cœur de Kyoto dans le quartier de Pontocho, un quartier un peu chaud-chaud mais pas bien méchant : Iroha Karuta. Répondant au doux nom d’un jeu de cartes traditionnel japonais, cet établissement d’une chaine d’izakaya très connue vous permettra d’éviter les écueils touristiques de ce quartier ultra-fréquenté, et vous propose une cuisine japonaise populaire matinée de quelques influences occidentales. Une serveuse hyper souriante, des tables bien isolées par des paravents, de quoi passer un bon moment entre amis autour d’une pinte de bière bien fraîche. 

Rouleaux de printemps (Harumaki en japonais), très frais, fourrés au saumon fumé. Parfait en ces grandes chaleurs (ces photos datent d’août!)

Brochette de mochi (pâte de riz gluante), enroulé dans du bacon et fourré au fromage. Un mélange Est-Ouest bien gourmand !

Yakitori de gésiers de poulet
Maki au thon
Sashimi de poulpe, à la sauce ponzu (sauce soja au yuzu)
Intérieur du restaurant (1er étage)

Devanture, facilement reconnaissable depuis la rue, avec ses plats en plastique

Adresse : Iroha Karuta Honten (branche de la rue Kiyamachi) 〒604-8016 京都府京都市中京区東木屋町通四条上ル2丁目下樵木町197-2 (木屋町市営駐車場南側)(pas de lien embedded, pour plus d’informations, cliquez ici !)
Budget : autour de 2200 yens par personne, avec boissons (pinte de bière)

Suttoko, restaurant japonais – Kyoto, quartier du Kiyomizudera, Japon

A Kyoto, capitale culturelle du Japon, sur la route du temple ultra-célèbre de Kiyomizudera (que les Français ont pu apercevoir dans le film Wasabi, avec Jean Reno), nous sommes tombées sous une rafale de pluie violente et persistente, en pleine recherche d’un endroit pour manger. Nous nous sommes engouffrées sans vraiment réfléchir chez Suttoko, petit restaurant de quartier tout ce qu’il y a de plus banal. Et nous avions bien fait !
Arrivées à 15h, alors que le restaurant était clairement fermé, ou tout du moins vide, nous avons peut-être eu une des meilleures surprises de ce voyage. Derrière une devanture sans attrait particulier se cache en réalité un de ses bistrots japonais minuscules, avec ses menus accrochés au mur qui vous entourent d’une mer d’idéogrammes, son préposé aux brochettes au visage de Bouddha, placide et concentré à surveiller ses braises, son serveur jovial, bronzé et baragouinant un anglais approximatif, mais visiblement heureux d’accueillir des étrangers, son jeune commis, un peu paumé mais plein de bonne volonté … En plein milieu d’après-midi, nous nous sommes offerts un festin, populaire et goûteux, pour un prix très abordable et un cadre accueillant. J’y retournerai volontiers, et même sans la pluie !

Devanture 

En manque vital de verdure après deux semaines de sushi-katsudon-onigiri & cie, nous avons opté pour la salade verte, mais à la japonaise, avec des pousses de salade façon roquette (pissenlit ?) à la sauce ponzu – soja au yuzu), des poireaux émincées, des petites billes de tofu frits, et du pâté de poisson.

La saveur acidulée de cette salade est venue contrebalancer les kushikatsu, petites brochettes frites et croustillantes à souhait (crevettes et poulpe). 

Deux d’entre nous ont opté pour des bols de nouilles, façon à la carte, où on peut tout choisir du type de bouillon (voire sans), aux types de pâtes udon, soba …, aux différents toppings, jusqu’à la nature chaude ou froide du plat. Le supplément « onsen tamago » (œuf entre le cru et le mollet) a remporté les suffrages !

Le restaurant proposant des takoyaki, une des mes trois plats préférés du panthéon de la cuisine japonaise (avec le tororo et le chawanmushi), je n’ai pu résisté à l’appel de ces petites boulettes de pâte à crèpe aux petits morceaux de poulpe (j’ai testé ceux à la sauce ponzu, délicieux !).

Adresse : tout près du temple de Kiyomizudera ( pour plus d’informations, cliquez ici – pas de lien embedded désolée !)
Budget : 1000 yens (environ 10€ par personne, boissons non incluses)


Kura, restaurant japonais – Matsumoto, province de Nagano, Japon


Une de mes passions étant de goûter (et regoûter, on est jamais trop sure) les spécificités locales de lieux que je visite, mon voyage au Japon m’a permis de tester des mets et des produits que je n’avais jamais vu auparavant, ou osé essayer.
Lors de notre étape à Matsumoto, une des grandes villes de la Province de Nagano, dans les montagnes, nous n’avons pas pu manquer à l’appel du basashi, spécificité locale, autrement dit le sashimi de cheval. D’ordinaire peu tentée par la viande équine, que l’on peut se procurer facilement en France, nous nous sommes laissées tenter par l’exotisme d’une viande consommée crue, en fines tranches, trempées dans une sauce soja assaisonnée de ciboule émincée. Pour déguster ce basashi, que j’attendais depuis notre arrivée au Japon une semaine plus tôt, quoi de mieux qu’un restaurant traditionnel réputé, dans le cadre typique d’un kura, « entrepôt » traditionnel de Matsumoto, aux plafonds hauts (pour stocker les balles de riz), et aux façades noires à quadrillage blanc si caractéristiques. 
Répondant au nom simple mais efficace de « Kura », ce restaurant, situé à peu à l’ouest du centre historique de la ville, nous a ravis tant par la finesse et la diversité de ses plats que par les sourires des serveuses. Si vous le pouvez, usez de quelques formules de politesse basiques en japonais, et elles vous ouvriront les secrets de la ville, à commencer par vous expliquez la nature de ces fameuses petites balles artisanales en tissu, présentées à l’entrée, et dont la ville est ornée, jusqu’aux plaques d’égouts.

Devanture, facile à reconnaître

Installées au rez-de-chaussée, où la lumière chaude des lampes brillait chaleureusement sur les parquets, murs et plafonds de bois sombre, nous avons pu partager un repas simple, aux goûts justes et épurés, dans une belle vaisselle, dépareillée comme cela se fait là-bas.

Menu de sashimi : thon gras (o-toro), crevettes crues ama-ebi, poulpe (tako), coquilles st Jacques (hotate), saumon

Menu de tempura : potiron japonais à écorce verte, crevettes, okura, courgettes …

Sashimi de thon au tororo (purée d’igname râpé) et paillettes d’algues nori, à recouvrir d’un filet de sauce soja

Hiya yakko tofu : tofu froid, assaisonné de gingembre rapé, de ciboulette, de katsuoboshi (pétales de bonite séchée), et de sauce soja. 

Basashi (sashimi de cheval)

Sushi (issus du menu pour enfant, sans wasabi) : maki tamagoyaki (omelette japonaise sucrée), crevettes (ebi) et maki sucré-salé (concombre, kampiou– de la bardane sucrée)

Adresse : Kura, 1-10-22 Chuo, Matsumoto, Nagano Prefecture, Japan 
Budget : 2000 yens par personne (20 euros)


Shinshou, restaurant japonais – Tokyo, Japon

Au Japon, lorsque la fin vous tiraille mais que vous ne savez où aller pour déjeuner, dîner ou déguster une part de gâteau, vous aurez toujours un pratique et raisonnable plan B : les restaurants des grands magasins. Bien loin de ce que peuvent proposer les établissements français (piège à touristes hors de prix), ces restaurants japonais sont visités par des Tokyoïtes bien au fait de leur bon rapport qualité/prix. En effet, un ou plusieurs étages, souvent situés au sommet des ces bâtiments énormes, est consacré à une des passions japonaises : manger ! 
Alors que nous nous baladions dans le quartier ultra-animé de Shinjuku à Tokyo, et que nous n’arrivions pas à nous décider sur le restaurant, nous avons levé nos yeux et aperçu le panneau lumineux du grand magasin LUMINE EST. Ni une, ni deux, nous nous engouffrions dans l’ascenseur direction le 7ème étage. Une mer de restaurants japonais, coréens, chinois, américains, français, italiens … s’étalait devant nous !
Nous avons choisi Shinshou, un restaurant de tempura (friture) et des nouilles de sarrasin soba.

Shinshou

Entrée du Shinshou
Restaurant vu depuis le couloir. Ils ont réellement recréé une ambiance propre à chaque restaurant, où on n’aperçoit que difficilement les convives, qui peuvent profiter de leur repas en bonne intimité.

Umeshou de Wakayama, mon préféré. 

Pour ceux qui l’auraient oublié, l’umeshou est un vin de prune, modérément alcoolisé (entre 10 et 15°), réalisé à base de prunes japonaises cueillies avant maturité. Ces prunes sont alors mélangées à du shochou (alcool blanc distillé) et à du sucre (et du miel parfois). Selon les régions d’origine, l’umeshou peut être sec et presque amer, à très sucré, comme celui de la région de Wakayama. Personnellement, je l’aime « rokku » (on the rocks) mais beaucoup l’aiment dilué avec du tonic ou du soda.

Premier menu : un grand plat de soba (nouilles de sarrasin servies froides) à tremper dans une sauce tsuru (une sorte de sauce soja légère, dans laquelle on mélange du radis blanc râpé), accompagné de pickles, et de tempura. Ces dernières sont exemplaires de légèreté : une énorme gambas, ferme sous la dent, à la chair bien brillante, okra, aubergines, potiron japonais …

Deuxième menu : une petite assiette de soba, et un oyako-don (littéralement « parents et enfants sur un bol de riz), un mélange de poulet et d’omelette posé sur un grand bol de riz.
Troisième menu (le mien) : bol de soba au tororo (de la chair d’igname crue en bouillie, à la consistance visqueuse que j’adore!), et un assortiment de tempura de légumes et de fruits de mer sur un bol de riz, ainsi qu’un petit dessert : du warabi mochi.

Le Warabi-mochi est un dessert typiquement japonais que j’affectionne tout particulièrement. C’est une pâte gélifiée au goût neutre (à base de fécule de fougères warabi), enrobée de kinako (de la poudre de soja grillée) et recouverte de kuromitsu (une sorte de mélasse).

Adresse : Restaurant Shinshou, 7ème étage de LUMINE EST, 〒247-0056 神奈川県鎌倉市大船1-4-1
Budget : environ 1500 yens par personne sans boissons alcoolisées (16€)