Osechi ryōri – plats traditionnels japonais du Nouvel An

 Osechi ryori Cuisine Japonaise du Nouvel An

A quelques semaines de Noël, tout le monde s’agite pour savoir quelle bûche placer sur la table du Réveillon… Au Japon, cela fait déjà des mois qu’ils ont défini le menu ! Au cours de notre voyage au Japon, en octobre, les rayons traiteur des grands magasins présentaient déjà en grande pompe les fameux menus de type osechi ryōri, cette cuisine traditionnelle servie au Nouvel An. Lire la suite

Région de Hakone, Japon

La proximité de Hakone vis-à-vis de Tokyo, la beauté de ses paysages de lacs et de montagnes, aux pieds du Mont Fuji, et la présence d’auberges de qualité en font une escale de choix dans le cadre de votre voyage au Japon. Les foules s’y pressent toute l’année pour y déguster les fameux kurotamago …
Ces curieuses boules noires, vendues dans toutes les boutiques de Hakone, villégiature prisée des Tokyoïtes, à une heure de la capitale, sont des œufs (kurotamago signifiant « œuf noir ») cuits dans l’eau soufrée de la région, fameuse pour ses sources thermales aux émanations parfois pestilentielles !

Souvenir fréquent de la région de Hakone, ces œufs sont meilleurs consommés sur place, comme à Hakone-machi, près du musée du poste-frontière. Assis sur un banc, face au lac irisé, vous aurez peut-être la chance d’apercevoir le capricieux Mont Fuji. Ne vous fiez pas à l’aspect peu engageant de cet œuf, son goût est finalement assez doux. La légende dit que consommer cet œuf rallonge votre espérance de vie alors allez-y !

Comme tout au Japon, les kurotamago ont aussi droit à leur packaging « kawai » et leur personnification.

Barrette d’oeufs à emporter
Dans cette zone escarpée, vous emprunterez un petit train de montagne, pittoresque au possible. Si vous avez le vertige, mieux vaut ne pas toujours regarder au dehors, les précipices étant nombreux. Si vous y êtes un jour de grande chaleur lors de votre ascension, n’hésitez pas à vous arrêter dans le petit village-étape de Miyanoshita. Allez jusqu’au jardin public, à flanc de montagne. Là-bas, pour vous désaltérer, vous n’aurez qu’à vous servir dans un grand bac rempli de limonade Ramune, la plus célèbre du Japon. Pas de vendeur, pas de caisse, juste un tronc, où les Japonais bienveillants n’hésitent pas à une seconde à régler leur achat. Amis malhonnêtes s’abstenir ! De quoi faire une pause sucrée, dans un calme bucolique, face à la nature.

Adresse : Hakone, Ashigarashimo District, Préfecture de Kanagawa, Japon
Budget : 5000 yens environ la journée d’excursion tout compris depuis Tokyo

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Cuisine bouddhiste (shōjin), Eko-in – Mont Koya, province de Wakayama, Japon

Au Japon, comme dans beaucoup de pays d’Asie, la religion bouddhiste a laissé une trace durable dans la cuisine traditionnelle, dans ses règles et ses interdits. Prescrivant l’atteinte à la vie et à la l’exploitation animale, la pratique du bouddhisme a donné naissance à une tradition culinaire bien spécifique : la cuisine shôjin (shôjin ryori – cuisine de la dévotion). Les moines, ne pouvant donc pas user de viande, de poissons ni d’œufs ou de produits laitiers, se sont évertués à créer un style culinaire propre et original, usant du meilleur de la nature et des différents procédés à leur disposition. Le meilleur endroit pour goûter à cette cuisine hautement spirituelle est de visiter et dormir dans un temple bouddhiste, que l’on compte par centaines dans le pays. Les plus beaux, les plus sacrés aussi, sont situés sur le Mont Koya, à la fois lieu de pèlerinage et lieu de sépultures pour des milliers d’inconnus comme des grands personnages de l’histoire du Japon, grands seigneurs de la periode Sengoku ou de l’ère Edo. Ces temples sont ouverts aux étrangers, même non bouddhistes, du moment qu’ils observent les règles de vie des moines : repas exclusivement végétarien et prière obligatoire à 6h du matin. J’ai eu l’occasion de visiter par deux fois cette région passionnante, pour le plaisir des papilles comme de l’esprit. Vivez avec moi cette expérience unique en son genre …

Mon choix s’est porté sur le temple Eko-in, un des plus beaux et accueillants du village. Les prêtres, souvent issus d’un clergé séculier, venus ici pour une retraite d’un an avec femme et enfants, y parlent un peu anglais, ce qui est très pratique pour en apprendre un peu plus sur leurs vies et leurs engagements.
Mais passons vite à table car c’est ce qui nous intéresse ici ! 
Le diner, servi tôt, aux alentours de 19h, vous sera soit servi en chambre, soit dans une pièce de réception (ce fut notre cas). A genoux ou en tailleur pour les plus paresseuses d’entre nous, devant des petites tables basses individuelles, laquées rouge, nous nous sommes retrouvées dans un salon magnifique, aux panneaux coulissants ornés de grands caractères japonais, au tokonoma (sorte d’alcôve) magnifique, arborant un précieux kakemono calligraphié et un vase délicat. 
Dans l’assiette, ou plutôt les assiettes, les grands classiques de la cuisine shôjin ! 

Premier plateau : du gomadofu (du tofu de sésame, tendre et râpeux sous la langue), des pousses de soja cuites au bouillon, des pickles, des algues, du konnyaku, du radis daikon, de la soupe claire au dashi végétarien (c’est-à-dire sans katsuoboshi, copeaux de bonite séchée habituellement utilisés pour la soupe miso).
 
Deuxième plateau : des oden, sorte de pot-au-feu (en bas à gauche, au pâté de poissons, de tofu et de Koya tofu)

Attardons nous un peu sur ce dernier. Les moines du Koya-san, soumis à des climats hivernaux extrêmement rudes, ont contourné le manque approvisionnements qui en découlait en préparant le tofu de manière originale. Une fois coupé, le tofu était placé à l’extérieur jusqu’à ce qu’il se congèle. Le tofu était alors rentré, décongelé et préssé, avant d’être séché. Il pouvait alors être conservé très longtemps. Une fois réhydraté, ce tofu a la particularité d’être très spongieux et d’apporter un peu de « mâche » au repas.

Nous avons également pu déguster des nouilles de blé froides, accompagnées de tsuyu, une sauce soja légère, des tempura de légumes accompagné de sel, et deux tranches d’oranges en guise de dessert.

Qui dit cuisine végétarienne au diner implique également le même régime alimentaire au petit déjeuner, au grand dam de mes complices de voyages : du Koya tofu (vous savez maintenant ce que c’est!) aux pois, servi dans un bouillon, des sortes d’épinards blanchis, du riz blanc accompagné de feuilles de nori, des pickles et une soupe claire.

Adresse : Temple Eko-In, Koya, Ito District, Préfecture de Wakayama 648-0211, Japon
Pour réserver un autre temple à Koya-san, rien de plus facile !
Budget : 12 000 yens par personne, demie-pension incluse


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Ameyoko Arcade, quartier de Ueno – Tokyo, Japon

Baladez-vous dans les méandres des rues commerçantes d’Ameyoko Arcade à Tokyo, au goût de l’immédiat après-guerre … Ameyoko Arcade, niché près de la gare de Ueno à Tokyo, fut en effet un des premiers quartiers à renaître de ses cendres au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, grandement aidé par le dynamisme du marché noir. Presque cachées sous la ligne de métro aérien, ces petites ruelles populeuses sont le terrain de chasse préféré des amateurs d cuisine populaire et de bonnes affaires en tout genre. Parfait pour quelques souvenirs peu onéreux à ramener en France, ainsi que pour s’offrir une petite fringale !

Pénétrez dans ses nombreux supermarchés alimentaires vendant presque en gros toutes sortes de victuailles, endroit révé pour acheter des o-senbei, ces galettes de riz nappées de sauces soja, parfaites pour une petite collation salée, ou des petits gâteaux à la pâte de haricots rouges ou aux marrons, qui donneront une touche japonisante à vos goûters français. 

 O-senbei, galettes de riz croustillantes, si fragiles à ramener en France mais tellement bonnes !
Vous y trouverez également d’autres snacks japonais, comme les coquilles st jacques séchées, à mastiquer (très longuement !) accompagnées d’une bière bien fraiche, et plein de condiments, comme les furikake, sortes d’épices en poudre pour le riz, parfait pour affoler votre bol de riz classique. Vous pouvez en trouver de toutes sortes : paillettes d’algues, omelette séchée, prune séchée en poudre, shiso rouge en poudre,œufs de poisson volant tobiko … ou sésame noir ou blond pour les moins aventuriers. Le tout pour moins d’un euro le sachet !

Une fois arrivé dans Ameyoko Arcade, vous ne pourrez pas échapper aux odeurs alléchantes des stands de takoyaki, ces petites boulettes au poulpe, ni à la rengaine sonore des vendeurs de rues vantant les mérites de leurs algues et de leurs poissons !  

 Mes takoyaki, recouvertes de mayonnaise et de katsu boshi (des flocons de bonite séchée)
Par temps chaud, une brochette de fruits (melon ou ananas) vous fera le plus grand bien.
Adresse : Ameyoko Arcade, quartier de Ueno au nord-ouest de Tokyo
Budget : manger sur le pouce pour 5€

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