Benoit, bistrot 1 étoile – Paris, France

Ces derniers temps, mes papilles m’ont gentiment pressé de retrouver le goût vital de la cuisine française traditionnelle, chaleureuse, généreuse, aux recettes anciennes et rassurantes. Nos pas nous ont mené au Bistrot Benoit, dans le 4ème arrondissement de Paris. Quel magnifique remède que ce bistrot étoilé, appartenant à Alain Ducasse, pour se remettre sur les rails et retrouver le goût juste des produits, sublimés par une brigade de talents. Telle une boussole, Benoit vous aide à retrouver votre route et sa cuisine fine ne vous laissera pas indifférent.

Ouvert tous les jours, nous y sommes allés un dimanche soir. Le restaurant était plein, les bonnes adresses ne restant jamais anonymes, surtout pour un bistrot qui fête cette année ses 100 ans ! Assises dans une petite salle boisée et calme du rez-de-chaussée, la grande vitre nous permettait de regarder l’autre salle, plus animée, et de contempler la valse des serveurs au tablier blanc et des sommeliers au tablier de cuir sombre…

La danse a également commencé dans l’assiette. En bonne épicurienne, j’apprécie toujours les petits amuse-bouches et autres petites touches qui viennent sublimer la cuisine du chef (Eric Arzoug) et surprendre le convive. Des gougères au fromage et poivre concassé nous ont accueilli, toutes chaudes dans la main qui les saisit. Quel délice, avec ces baies croquantes qui éclatent puissamment sous la dent ! 

Gougères
Ma sœur a pu découvrir ce soir là le haricot coco de Paimpol, alors en pleine saison, dans un velouté froid, relevé par des oignons et du caillé de chèvre.
 
Nous avons commencé notre repas par une assiette de saumon mariné, salade de pommes de terre tièdes aux cébettes. La sauce légèrement moutardée est venu assaisonner cette entrée, et lui donner ce soupçon de fraicheur et de piquant qui vous ouvre l’appétit.
 
Le clou du spectacle est arrivé par la pintade rôtie aux pêches, sucs de cuisson. A la première bouchée, le regard de mon invitée a connu ces étapes étranges qui vous communiquent une sensation nirvanesque : des yeux qui s’écarquillent au contact du jus légèrement acidulé, des paupières fermement plissées, et ces pupilles qui se lèvent vers vous, brillantes, qui vous disent « mon dieu … » .
 
Le repas a continué sur une assiette des fromages de France (un délicieux brie de Meaux et une tranche de bûche de chèvre cendrée de St Yorre, parfaitement affinés) et s’est conclu par le dessert signature de Benoit : le fameux millefeuille. Ce dessert m’a toujours rebuté, par son aspect bourratif : la plupart des pâtisseries vous propose un gâteau lourd, comme un bloc, avec une crème pâtissière à l’aspect de bloc bétonné et jaunâtre. J’ai changé d’avis en dégustant celui de Benoit : des fines feuilles croustillantes à souhait, à la jolie couleur caramel, et innombrables, et une crème assouplie, mousseuse et claire. Un délice !

Grande amatrice de petites attentions, la plaque à madeleines sortant du four, tendue vers moi, a remporté mon suffrage! De même que les petits financiers aux noisettes et miel, et petits bonbons de chocolat praliné.

Salle du rez-de-chaussée

Pour accompagner ce repas, nous avons choisi un pichet (50 cl) de Lalande de Pomerol, excellent (forcément)

Repues, nous sommes reparties enchantées de notre expérience !

Adresse : Bistrot Benoit, 20 rue Saint Martin, Paris 75004
Budget : à la carte à partir de 70€

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