Suttoko, restaurant japonais – Kyoto, quartier du Kiyomizudera, Japon

A Kyoto, capitale culturelle du Japon, sur la route du temple ultra-célèbre de Kiyomizudera (que les Français ont pu apercevoir dans le film Wasabi, avec Jean Reno), nous sommes tombées sous une rafale de pluie violente et persistente, en pleine recherche d’un endroit pour manger. Nous nous sommes engouffrées sans vraiment réfléchir chez Suttoko, petit restaurant de quartier tout ce qu’il y a de plus banal. Et nous avions bien fait !
Arrivées à 15h, alors que le restaurant était clairement fermé, ou tout du moins vide, nous avons peut-être eu une des meilleures surprises de ce voyage. Derrière une devanture sans attrait particulier se cache en réalité un de ses bistrots japonais minuscules, avec ses menus accrochés au mur qui vous entourent d’une mer d’idéogrammes, son préposé aux brochettes au visage de Bouddha, placide et concentré à surveiller ses braises, son serveur jovial, bronzé et baragouinant un anglais approximatif, mais visiblement heureux d’accueillir des étrangers, son jeune commis, un peu paumé mais plein de bonne volonté … En plein milieu d’après-midi, nous nous sommes offerts un festin, populaire et goûteux, pour un prix très abordable et un cadre accueillant. J’y retournerai volontiers, et même sans la pluie !

Devanture 

En manque vital de verdure après deux semaines de sushi-katsudon-onigiri & cie, nous avons opté pour la salade verte, mais à la japonaise, avec des pousses de salade façon roquette (pissenlit ?) à la sauce ponzu – soja au yuzu), des poireaux émincées, des petites billes de tofu frits, et du pâté de poisson.

La saveur acidulée de cette salade est venue contrebalancer les kushikatsu, petites brochettes frites et croustillantes à souhait (crevettes et poulpe). 

Deux d’entre nous ont opté pour des bols de nouilles, façon à la carte, où on peut tout choisir du type de bouillon (voire sans), aux types de pâtes udon, soba …, aux différents toppings, jusqu’à la nature chaude ou froide du plat. Le supplément « onsen tamago » (œuf entre le cru et le mollet) a remporté les suffrages !

Le restaurant proposant des takoyaki, une des mes trois plats préférés du panthéon de la cuisine japonaise (avec le tororo et le chawanmushi), je n’ai pu résisté à l’appel de ces petites boulettes de pâte à crèpe aux petits morceaux de poulpe (j’ai testé ceux à la sauce ponzu, délicieux !).

Adresse : tout près du temple de Kiyomizudera ( pour plus d’informations, cliquez ici – pas de lien embedded désolée !)
Budget : 1000 yens (environ 10€ par personne, boissons non incluses)


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