Restaurant Anonyme, restaurant japonais – Tokyo, Japon

Un des plus grands problèmes pour un étranger au Japon, et à plus forte raison à Tokyo, est l’orientation. En effet, les adresses ne sont pas du tout formulées comme en France : n° de la résidence, voie, code postal, ville … C’est un peu plus compliqué que cela. La malheureuse conséquence est qu’il m’a été impossible, à plusieurs reprises, de mémoriser les adresses de certains restaurants, et de pouvoir ainsi vous guider vers ces établissements traditionnels, sans parler de la mémorisation de noms de restaurants.

Je vous présente ainsi un restaurant haut-de-gamme tokyoïte, située au nord-ouest du parc Kita no Maru Kôen. Une salle minuscule, comme tous les restaurants japonais, des places privilégiées au comptoir de bois clair avec vue directe sur le chef et ses sous-chefs, et une multiplicité de plats tous plus gouteux les uns que les autres, à la précision et la simplicité désarmante.
Chair de crabe émiettée sur un lit de riz gluant noir ( à l’encre de seiche). Le crabe (kani) est très utilisé dans la cuisine japonaise, et les régions du nord (Hokkaido surtout) sont réputées pour la qualité des crabes, parfois petits mais aussi géants (voire le billet du blog de Sakura House, l’agence de locations d’appartements pour étrangers la plus connue)

Takenoko : pousse de bambou grillé, qui se déguste un peu comme un artichaut, et qui en a un peu le goût

A remarquer, le petit verre de nihonshu (alcool de riz doux), qui change à chaque plat. Chaque petit verre est artisanal et a été fait à la main. 

Funazushi. Le funazushi est un sushi primitif, dont la recette a plus de 1000 ans. A une époque où la conservation du poisson était primordiale pour l’alimentation des populations ne vivant par près de littoral, la technique par salaison et fermentation a donné naissance à des plats tels le funazushi. Au delà du coté pratique, cette technique a également donné naissance à des saveurs originales. 
Le funa est une sorte de carpe issue du lac Biwa, dans le centre du Japon. Après avoir salé la chair du poisson, on la pose sur du riz dans un moule, que l’on presse. On laisse ensuite le tout fermenter pendant UN à TROIS ans ! Pour des français comme nous, le goût final se rapproche du fromage. 
Ici, le funazushi est accompagné d’un morceau de poutargue et de pickles, ainsi que de nihonshu.

Soba (nouilles de sarrasin) froides, à déguster avec un trait de sauce soja et du radis râpé. Remarquez la collection de verres à saké qui s’amoncellent !
Adresse : inconnue
Budget : inconnu

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