Aki, salon de thé et boulangerie pâtisserie – Paris, France

En quête d’un repas tout prêt, je me suis enfin décidée à pousser la porte de Aki Boulangerie, situé juste en face de mon restaurant japonais fétiche le Aki, rue Sainte Anne. Aki Boulangerie est un exemple parfait de métissage culinaire réussi : cette boutique propose en effet différents types de pains bien français (et très bons), des plats salés et des viennoiseries purement japonais, et tout un assortiment de pâtisseries et entremets français aux ingrédients japonais. Visite guidée …

Les Japonais nous surprennent parfois par la garniture de leur sandwich. Dans des pains viennois, on peut ainsi retrouver des boulettes de pommes de terre, des croquettes de potiron ou patate douce, ainsi que des nouilles ! Le yakisoba sandwich (3,50€) est ainsi fourré aux nouilles de sarrasin sautées, et assaisonné de condiments tels du gingembre mariné (beni shoga), paillettes d’algues sèches, mayonnaise et autres.

Si les Japonais raffolent de nos pâtisseries françaises, leur exigence esthétique leur a permis de créer des pâtisseries originales, qui se distinguent des nôtres par leurs contrastes de couleurs, leurs variétés de textures et l’utilisation d’ingrédients japonais (comme le thé vert, les haricots rouges, l’agrume yuzu). Leurs noms typiquement « kawaï » (mignon) est également un trait majeur de la pâtisserie japonaise : ainsi, Aki propose le « Bisous »,un gâteau roulé comme une bûche aux parfums de yuzu et à la mousse de chocolat blanc, ou le « Soleil », une panna cotta à la noix de coco et à la mangue.

Ci-dessus, tiramisu au thé vert matcha (3,50€)

Les viennoiseries japonaises sont plus douces et moins sucrées que leurs consoeurs françaises. La plus connue est certainement le Melon Pan (2€), particulièrement appréciée des enfants pour sa forme généreuse, qui est sensée rappeler celle d’une melon d’eau. Son goût se rapproche d’un pain au lait ou d’une brioche au sucre.

Si Aki Boulangerie propose de quoi passer un agréable 5 o’clock, il propose également de quoi déjeuner ou dîner, à consommer sur place ou à emporter (en self service) dans la pure tradition des cantines japonaises qui se trouvent à tous les coins de rues à Tokyo. Pour une somme très modique (entre 5 et 8€), régalez vous de plats préparés sur place, comme un katsudon, un katsu curry, des onigiri (voir ci-dessous), des sandwiches avec une touche japonaise … Vous trouverez également de quoi vous désaltérer : thé vert japonais froid en bouteilles, jus de fruits exotiques, bières japonaises de la marque Kirin ou Asahi …

J’ai pour ma part craqué pour un repas copieux pour 13€ environ. Une fois à la maison, je me suis jetée sur ce bento composé de ebi-furai (crevettes pannées et frites) et sa sauce sucrée, de riz blanc, d’une salade de légumes, et de pickles japonais (7,5€). Un délice !

J’ai ensuite enchainé ce repas par un Curry Pan. Ce petit pain tendre est salé. Fourré à la sauce Curry japonaise et contenant quelques morceaux de légumes fondants à souhait (pommes de terre et carottes), le Curry pan est un allié de choix en hiver. Son goût épicé juste comme il faut réchauffe agréablement, le tout rehaussé par quelques paillettes de piment rouge sur le dessus du pain.

Pour ceux dont l’appétit se ferait encore sentir, terminez votre repas par un onigiri. Les onigiri sont des boules de riz, grandes comme le poing, enroulées dans une feuille d’algue nori. Elles sont souvent fourrées de poisson (thon-mayonnaise, saumon cuit), de prunes salées umeboshi, d’algues marinés, de poulet sauté aux champignons … L’onigiri est aux Japonais ce qu’est un jambon beurre aux Français : une valeur sûre pour un prix modique !

Cette simple boulette rappelle à tous des souvenirs d’enfance : chaque petit écolier japonais emporte dans son cartable son bento (son repas froid) qui comporte souvent des onigiri. Comme le souligne la journaliste Makiko Itoh dans son article post-tremblement de terre du 11 mars 2011, l’onigiri distribué aux survivants, dans des abris de fortune, a symbolisé à lui tout seul le réconfort et la chaleur d’un repas préparé avec amour.

Exemple de métissage franco-japonais fort bien réussi : le palmier au thé vert ! Caramélisée comme il faut, la discrète amertume du thé donne de l’équilibre à cette douceur bien de chez nous (2.50€).

Adresse : Aki Boulangerie, 16 rue Sainte Anne, 75001 Paris

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