Happateï, restaurant japonais – Paris, France

Un de mes plats japonais préférés (après les sushis et les chawanmushis) est une bonne assiette de takoyaki ! Signifiant littéralement « poulpe grillé », les takoyakis sont des petites boules de « pâte à crèpes » salées, fourrés au poulpe, et grillés dans une plaque à alvéoles en fonte. Les takoyaki, comme les okonomiyaki (littéralement « grillez tout ce que vous voulez » – des omelettes fourrées aux choux et à tout ce que vous voulez) sont des spécialités de la ville d’Osaka, la troisième ville du pays, après Tokyo et Yokohoma.

Un peu d’histoire : Osaka est surnommé la « cuisine du Japon ». Longtemps grenier du Japon (négoce de riz) et centre du commerce et échanges en tous genres, cette ville millénaire est le cœur de la culture populaire du pays. Les habitants d’Osaka sont réputés pour leur bonne humeur, leur joie de vivre et leur dialecte, le « osakaben« , et aiment tout naturellement manger !

Quelle fût ma joie d’apprendre qu’un restaurant de takoyaki avait ouvert à Paris, rue Sainte Anne : le Happateï ! Typique, tenu par des Japonais, Happateï est un petit comptoir, qui ne paye pas de mine, mais qui mérite qu’on pousse sa porte. Ne vous fiez pas à la petitesse du rez-de-chaussée, une salle est disponible à l’étage. Faisant à emporter, je n’ai pas pu m’empêcher d’y jeter un coup d’œil. Faisons la visite ensemble.

Dès l’entrée, vous êtes accueillli par un vibrant : Irrashaimasu ! (Bienvenue) et vous vous retrouvez nez à nez avec un petit dragon. Bienvenue dans l’année du Dragon (tatsu en japonais). Contrairement à ce que l’on peut croire, si les Japonais partagent leur zodiaque avec le grand voisin chinois, les Japonais fêtent le passage à la nouvelle année selon le calendrier grégorien (comme nous en Occident le 31 décembre), alors que le nouvel an chinois est régi par un calendrier lunaire (donc différent). Ce calendrier lunaire bouge d’année en année : la date du nouvel an chinois est donc toujours différente.

Un peu d’histoire : la date du Nouvel an japonais (oshougatsu) est différente des Chinois depuis 1873. Cette date coïncide à peu près avec l’entrée du Japon dans sa période dite « moderne » (du point de vue du développement économique et industriel). Le gouvernement impérial, voulant accélérer cette course vers le progrès, décida de calquer son calendrier sur celui des Occidentaux, qu’il entendait rattraper.

Menu accroché au mur présentant les différentes sortes de takoyaki : il existe plein de sortes de takoyaki. Simple, aux agrumes, au curry, au fromage …

Menu accroché au mur présentant les différentes sortes de okonomiyaki

Une fois après avoir pris la commande, les chefs préparent le repas à la minute. Tous les ingrédients sont tous prédécoupés, et n’attendent plus qu’à être assemblés et cuits (la cuisine est une affaire d’organisation …)

Fabrication des takoyaki : dans des plaques en fonte spéciale, des morceaux de poulpe sont répartis dans les alvéoles, puis recouvertes du mélange « pâte à crêpe ». Le tout est saupoudré de gingembre haché (beni shoga). Une fois la cuisson bien entamée, le chef, à l’aide de baguettes de métal, commence à racler les bords des alvéoles pour dessiner des formes bien arrondies, et petit à petit fait tourner la pâte juste cuite pour former une grosse boule. Le chef finit ensuite doucement la cuisson pour uniformiser cette boule, qui peut rester là au chaud avant d’être servie.

A emporter, ces takoyaki sont placés dans des barquettes (6 par boîte).

On peut observer de la rue le travail des employés qui s’activent sur la plaque.

Rez-de-chaussée (prise des commandes à emporter). Pour manger sur place, n’hésitez pas à monter à l’étage où une salle est prévue à cet effet.

Première vision à l’ouverture de la boîte, une fois rentrée à la maison.


Lorsqu’on achète à emporter, on prend souvent le risque de manger dans des plats en plastique, avec des baguettes en bois qui se cassent, au son du polystyrène qui se froisse … Prenez l’habitude d’utiliser votre vaisselle, comme au restaurant. Ci-dessous : assiette bleue achetée dans un vide-grenier de Kyoto (5€), bol à riz avec couverte en laque et motif de phénix achetée sur une brocante de Tokyo (quartier de Ueno – 4€), plateau, bol à soupe et baguettes achetées dans un magasin à tout à 1€ (hyaku-en shop).


Soupe miso, riz blanc aux haricots de soja et sésame, et takoyaki au mochi et fromage fondu. Le mochi est une pâte de riz qui a la consistance d’un chewing-gum. Sensation étranger garantie ! – 9€

Takoyaki au poulpe sauce ponzu (au yuzu, agrume japonais, entre le citron jaune et vert) le tout recouvert de negi (ciboulette japonaise) et mayonnaise japonaise – 9€

Adresse : Happateï, 64 rue Sainte Anne, 75001 Paris
Budget : 15 – 20€

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s